Chiropraxie et tendinite : bénéfices réels, limites et plan d’action efficace

Chiropraxie et tendinite : bénéfices réels, limites et plan d’action efficace

La douleur tendineuse s’invite quand on s’y attend le moins : un coude qui crie après un service un peu trop appuyé, un tendon d’Achille qui râle au lever, une épaule qui pince à chaque geste au-dessus de la tête. La promesse de la chiropraxie est tentante : moins de douleur, plus de mobilité, un retour au sport sans traîner des semaines de galère. Bonne nouvelle : oui, la chiropraxie peut aider. Mais pas seule, pas n’importe comment, et pas pour tous les cas.

Je vis à Rennes et je vois chaque semaine des coureurs le long de la Vilaine qui se battent avec une tendinite d’Achille. J’en ai été. J’ai appris deux choses : ce qui compte, c’est la charge bien dosée et la régularité. Les techniques manuelles donnent souvent un coup de pouce au bon moment, surtout quand elles s’intègrent à un plan d’exercices simple et mesurable.

  • La chiropraxie soulage surtout à court terme (douleur, raideur) et facilite la reprise des exercices ciblés.
  • Le cœur du traitement d’une tendinite : progression du chargement (isométriques → excentriques → pliométrie), 8-12 semaines minimum.
  • Risques faibles si évaluation sérieuse ; évitez les soins 100 % passifs ou les manipulations « à la chaîne » sans suivi des charges.
  • Quand consulter un médecin : douleur nocturne croissante, perte de force brutale, fièvre, chute récente, prise de fluoroquinolones.
  • En France, la chiropraxie n’est pas remboursée par la Sécu ; de nombreuses mutuelles remboursent partiellement.

Ce que la chiropraxie peut (et ne peut pas) faire contre la tendinite

On parle beaucoup de « chiropraxie tendinite » sur les moteurs de recherche, et le sujet mérite d’être clarifié. Les tendinopathies (épicondylite dite tennis elbow, tendinopathie d’Achille, coiffe des rotateurs, patellaire) réagissent bien à un traitement centré sur la charge et le mouvement. Les techniques manuelles, dont celles de la chiropraxie, ont surtout un rôle de catalyseur : elles diminuent la douleur à court terme, redonnent un peu de mobilité, et rendent les exercices plus tolérables.

Ce que disent les meilleures sources :

  • Les lignes directrices JOSPT (Achille 2018, coiffe 2022, coude 2020) placent la progression de charge en premier. Les techniques manuelles peuvent ajouter un bénéfice rapide sur la douleur et l’amplitude, mais l’effet est modéré et transitoire.
  • Des revues Cochrane et BMJ sur l’épicondylite et les tendinopathies soulignent des gains modestes à court terme avec les thérapies manuelles, plus nets quand elles accompagnent un programme d’exercices bien dosé.
  • Le consensus ICON sur la tendinopathie (2019-2022) répète : charge progressive et éducation du patient sont non négociables ; les adjuvants (manipulations, mobilisations, friction, IASTM) s’ajoutent si cela améliore la tolérance au plan d’exercices.
  • En France, le rapport INSERM sur les thérapies manuelles rappelle l’intérêt potentiel sur la douleur et le mouvement, tout en insistant sur l’importance d’un diagnostic différentiel et d’un suivi objectif.

Comment la chiropraxie peut aider concrètement :

  • Douleur et inhibition : mobilisations articulaires, manipulations ciblées, travail des tissus mous (IASTM, trigger points) réduisent la douleur perçue pendant quelques heures à quelques jours. Ce créneau sert à lancer les exercices.
  • Mécanique de la chaîne : une cheville raide, une hanche qui manque de contrôle, une scapula paresseuse chargent trop un tendon. Un chiropracteur peut corriger ces maillons faibles par des mobilisations et des exercices correctifs.
  • Éducation et dosage de charge : décider quand diminuer, maintenir ou augmenter la charge fait souvent toute la différence. Un suivi hebdomadaire clarifie ce dosage.

Ce que la chiropraxie ne fait pas :

  • Elle ne « répare » un tendon usé ni ne remplace un protocole d’exercices progressif. Sans travail de charge, l’effet reste court.
  • Elle ne justifie pas des manipulations systématiques de la colonne « juste pour ». On manipule si c’est utile au mouvement et à la douleur, point.
  • Elle ne traite pas les urgences : rupture tendineuse suspectée, infection, douleur thoracique, déficit neurologique aigu → médecin ou urgences.

Erreurs fréquentes à éviter :

  • Tout miser sur le passif : si vos séances ressemblent à « on appuie, on craque, à la semaine prochaine » sans plan d’exercices, changez de cap.
  • Griller les étapes : passer aux pliométries alors que les isométriques ne sont pas tolérées augmente le risque de rechute.
  • Ignorer les médicaments récents : les fluoroquinolones augmentent le risque de rupture tendineuse ; signalez-les.

Anecdote rapide : après une poussée d’Achille, j’ai repris la course à Rennes par blocs de 5 minutes, avec isométriques de mollet (5×45 s), puis excentriques sur marche (3×15/j). Deux ajustements de cheville et des mobilisations de hanche ont baissé la douleur sous 3/10 : assez pour faire le job. Ce n’est pas magique ; c’est du tempo et de la méthode. Nougat, mon chat, s’en fiche, mais moi pas.

ConditionInterventionGain douleur 2-4 sem.Retour à l’activitéQualité des preuvesSources
Épicondylite (tennis elbow)Manuelles + exercices15-30 % (court terme)2-6 sem. selon chargeModéréeCochrane, JOSPT
Tendinopathie d’AchilleExcentriques progressifs20-40 %6-12 sem.ÉlevéeJOSPT 2018
Tendinopathie d’AchilleManuelles (adjuvant)10-20 %+ tolérance aux exosFaible à modéréeBMJ, ICON
Coiffe des rotateursExos + mobilisations15-30 %6-12 sem.ModéréeJOSPT 2022
Repos/gel seulSans adaptation de charge5-15 %Risque de chronicitéFaibleICON

Note : chiffres indicatifs, variables selon l’âge, le sommeil, la charge et l’ancienneté des symptômes. Les pourcentages décrivent des tendances moyennes, pas une garantie.

Plan d’action pas à pas : séances, exercices et charge

Plan d’action pas à pas : séances, exercices et charge

Objectif : baisser la douleur assez pour charger le tendon, puis remonter le niveau sans rechute. Voici un plan simple, adaptable avec un chiropracteur formé aux tendinopathies.

  1. Évaluer et trier (jour 0)

    • Red flags : douleur nocturne croissante, fièvre, déformation, perte de force brutale, engourdissements persistants, chute ou choc récent, prise de fluoroquinolones → médecin.
    • Mesures de base : score douleur (0-10), amplitude (ex. main sur tête pour l’épaule), tests simples (squeeze test Achille, test de préhension pour épicondylite), activités limitées (ex. courir 10 min, porter un pack d’eau).
  2. Phase antalgique et tolérance (semaines 0-2)

    • Exercices isométriques : 5 × 45 s à 70 % d’effort, 1-2 fois/j (mollet debout, prise de poignet contre résistance, abduction épaule avec sangle). Douleur cible pendant l’exercice ≤ 4/10 et retour à la ligne de base en 24 h.
    • Chiropraxie : mobilisations des articulations voisines (cheville, hanche, rachis thoracique pour l’épaule), techniques des tissus mous, éventuellement un ajustement si un blocage limite le geste.
    • Charge : réduire de 30-50 % l’activité qui déclenche la douleur (courir moins longtemps, raquette plus légère, moins de gestes au-dessus de la tête). Garder du mouvement quotidien (marche, vélo doux).
    • Douleur au repos : viser ≤ 3/10 la majorité du temps.
  3. Phase de reconstruction (semaines 2-6)

    • Excentriques/concentriques lents : 3 × 15 par jour (Achille : descente lente sur marche ; épicondylite : extension de poignet avec haltère en excentrique ; épaule : élévations scapulaires et rotations externes avec élastique).
    • Progression : ajouter 2-5 % de charge par semaine si douleur ≤ 4/10 pendant, et si retour à la ligne de base en 24-36 h.
    • Vitesse : tempo 3-4 s en excentrique, 1-2 s en concentrique.
    • Fréquence : 3-5 jours/semaine, repos relatif 24-48 h entre séances plus chargées.
    • Chiropraxie : interventions ciblées si la douleur ou la raideur bloque la progression (pas en automatique).
  4. Phase de performance (semaines 6-12)

    • Retour aux contraintes spécifiques : sauts légers/pliométrie (Achille), frappes progressives (coude), port de charges au-dessus de la tête (épaule).
    • Test de sortie : douleur quotidienne ≤ 2/10, force symétrique ≥ 90 % par rapport au côté sain, 2 semaines sans hausse de douleur après les séances clés.
  5. Éducation et sommeil

    • Sommeil 7-8 h, protéines 1,2-1,6 g/kg/j si charge élevée, hydratation : ces facteurs accélèrent la récupération.
    • Glace/chaud : utilisez si ça aide, sans compter dessus pour guérir.
  6. Escalade prudente si blocage

    • Après 6-8 semaines sans progrès : discuter ondes de choc pour tendinopathies chroniques (Achille, patellaire), avis imagerie si suspicion de lésion importante.
    • Infiltrations : parfois utiles sur des douleurs rebelles, mais à peser face au risque de fragiliser le tendon, surtout avec corticoïdes.

Règles de pouce rapides :

  • La douleur est une boussole, pas une sirène : 0-4/10 tolérable pendant l’exercice si elle revient à la base le lendemain.
  • Si la douleur monte > 2 points et dure > 48 h, baissez la charge de 30-50 % et revenez à l’étape précédente.
  • Pas de « no pain, no gain » sur un tendon : on charge, on observe, on ajuste.

Checklists utiles :

Avant de prendre rendez-vous

  • Votre douleur descend-elle sous 4/10 au repos ?
  • Des signes d’alerte ? Si oui, médecin d’abord.
  • Objectif clair : reprendre la course ? Porter votre enfant sans douleur ? Écrire-le.
  • Prenez un praticien qui mesure les progrès (douleur, force, amplitude) et qui vous donne un programme d’exercices écrit.

Après la séance

  • Notez : douleur avant/après, exercice toléré, ce qui déclenche les pics.
  • Programme envoyé par écrit (vidéos si possible) : oui/non ?
  • Plan sur 4 semaines avec critères de progression : oui/non ?
Outils pratiques : exemples, checklists, FAQ et prochaines étapes

Outils pratiques : exemples, checklists, FAQ et prochaines étapes

Exemples concrets

  • Coureur, 38 ans, tendinopathie d’Achille moyenne : semaine 1-2 : isométriques mollet 5×45 s, marche active, course fractionnée 3×5 min facile. Semaine 3-6 : excentriques 3×15/j, course 3×/sem avec progression 10 %/sem, mobilisations de cheville en cabinet si raideur. Semaine 7-10 : pliométrie légère (sauts corde 2×/sem), test : 5 km sans douleur > 2/10.
  • Joueur de tennis loisir, épicondylite : semaine 1-2 : isométriques poignet + grip plus épais, mobilisations coude/épaule. Semaine 3-6 : excentrique extension poignet 3×15/j, reprise tennis 2×/sem à 60-70 % d’intensité. Ajustement possible du rachis thoracique si limitation à la rotation. Objectif : service complet semaine 6-8.
  • Employée de bureau, 46 ans, coiffe des rotateurs : semaine 1-2 : isométriques en rotation externe, posture thoracique (mobilisations, extension). Semaine 3-6 : renforcement scapulo-huméral avec élastiques, mouvements au-dessus de la tête progressifs, éducation sur les charges du quotidien. Cible : lever 5 kg au-dessus de la tête, 3 séries sans douleur > 3/10.

Mini-FAQ

  • La chiropraxie est-elle « suffisante » pour une tendinite ? Non. Elle aide, mais c’est l’entraînement dosé qui répare la capacité du tendon.
  • Combien de séances ? Souvent 3-6 séances réparties sur 6-10 semaines, avec autonomie croissante. Le nombre baisse si vous êtes régulier sur les exercices.
  • Manipulations à haute vélocité : utiles ? Parfois, si un blocage mécanique freine un geste clé. Ce n’est pas obligatoire ni systématique.
  • Et les ondes de choc ? Intéressantes sur tendinopathies chroniques (Achille, patellaire, grand trochanter) si les exercices seuls stagnent après 6-8 semaines.
  • Différence avec la kiné ? En France, les kinés pilotent très bien la charge et la rééducation. Un chiropracteur formé aux tendinopathies peut proposer un suivi proche. L’important, c’est la méthode et le plan, pas l’étiquette.
  • Coût et remboursement ? 50-80 € selon la ville ; la Sécurité sociale ne rembourse pas la chiropraxie. Beaucoup de mutuelles offrent 2-5 actes/an (20-40 € remboursés par séance).
  • Quand imager ? Après 6-12 semaines d’échec de prise en charge bien conduite, ou si suspicion de rupture/déchirure importante.
  • Sport pendant la douleur ? Oui, à intensité adaptée. Visez une douleur pendant/juste après ≤ 4/10 et retour à la base en 24-36 h.

Décision rapide : que faire cette semaine ?

  • Douleur > 6/10 au repos ou la nuit ? Médecin pour triage.
  • Douleur 3-5/10, récente (< 6 sem.) ? Démarrez isométriques + baisse de charge de 30-50 % + 1 séance de chiropraxie pour mobilités ciblées.
  • Douleur chronique (> 3 mois) ? Plan 8-12 semaines avec excentriques lents, corrections de chaîne, suivi bi-hebdo au début. Revoir sommeil/stress.

Pro tips

  • Tenir un journal simple : date, exercice, charge, douleur avant/après, sommeil. Les décisions deviennent évidentes.
  • Tempo lent = plus d’effet avec moins de charge. Comptez à voix haute : 3-4 s à la descente.
  • Si un exercice pique trop, gardez l’angle mais baissez l’amplitude ou la vitesse avant de baisser le poids.

Pièges à éviter

  • Changer d’exercice chaque semaine : un tendon aime la répétition progressive, pas la variété permanente.
  • Sauter l’échauffement : 5 minutes suffisent, mais elles font la différence.
  • Tout arrêter dès qu’il y a 3/10 de douleur : vous perdez les adaptations utiles.

Choisir un bon praticien en France

  • Formation reconnue (IFEC ou équivalent), enregistrement (numéro ADELI), expérience en pathologies musculo-squelettiques.
  • Premier rendez-vous ≥ 30-40 min avec anamnèse, tests, objectifs et plan écrit.
  • Mesures suivies au fil des semaines : douleur, force, amplitude, objectifs d’activité.

Quand adresser/consulter autrement

  • Suspicion de rupture (claquement, perte de force, déformation) : imagerie/orthopédie.
  • Douleurs inflammatoires diffuses, fièvre, perte de poids inexpliquée : médecine générale/rhumatologie.
  • Après 8 semaines sans progrès malgré bonne observance : avis kiné du sport, ondes de choc, imagerie.

Prochaines étapes (guidage simple)

  1. Fixez votre objectif concret (ex. recourir 30 min, jouer 2 sets sans douleur > 3/10, porter 10 kg au-dessus de la tête).
  2. Mesurez votre point de départ (douleur, force, amplitude, activité tolérée).
  3. Programmez 2 semaines d’isométriques + baisse de charge, puis 4-6 semaines d’excentriques lents.
  4. Planifiez 3 rendez-vous espacé toutes les 2 semaines pour ajuster et relancer si besoin.
  5. Réévaluez à 6-8 semaines : si progrès net, continuez ; si plateau, ajoutez une option (ondes de choc, révision du dosage, imagerie).

Dernier mot pragmatique : la chiropraxie peut être l’alliée qui rend vos exercices faisables et efficaces. Cherchez un praticien qui vous met en mouvement, pas un protocole qui vous laisse passif. Un tendon bien chargé et bien coaché pardonne beaucoup ; un tendon sous-chargé ou mal dosé ne pardonne rien.

Commentaires (19)

  • Xavier Haniquaut

    Xavier Haniquaut

    Je viens de reprendre la course après 6 mois de tendinite, et ce post, c’est la bible. Pas de magie, juste du boulot. Merci.

    septembre 7, 2025 AT 10:10
  • Flore Borgias

    Flore Borgias

    Je suis kiné et je vois trop de gens croire que la chiropraxie va tout régler. Non. C’est l’excentrique qui guérit, pas le craquement. Faites les exercices, même si c’est chiant. Et arrêtez de chercher la solution miracle. Votre tendon, il veut juste être traité comme un adulte, pas comme un bébé.

    septembre 8, 2025 AT 07:45
  • Geneviève Martin

    Geneviève Martin

    Je trouve ça beau, cette idée que le corps n’est pas une machine à réparer, mais un écosystème à rééquilibrer. La tendinite, c’est pas un bug, c’est un message. Quand on arrête de lutter contre la douleur et qu’on commence à écouter ce qu’elle essaie de nous dire… là, on avance. Pas avec des manipulations, mais avec du temps, de la patience, et un peu de tendresse envers soi-même. J’ai mis 18 mois à comprendre ça. Mon tendon, lui, a mis 5 ans à me pardonner. Mais il est là, maintenant. Et il marche bien.

    septembre 9, 2025 AT 19:36
  • Valery Galitsyn

    Valery Galitsyn

    Vous croyez vraiment que la chiropraxie est une solution sérieuse ? Dans un pays où on vend des colliers de pierres pour soigner les maux de dos, ça ne vous inquiète pas ? C’est du charlatanisme habillé en science. Les exercices, oui. Les manipulations, non. Et si vous payez 70€ pour qu’on vous fasse craquer la colonne, vous êtes un pigeon. La médecine moderne n’a pas besoin de ça.

    septembre 10, 2025 AT 05:27
  • Camille Soulos-Ramsay

    Camille Soulos-Ramsay

    Oh mon dieu, encore un post qui glorifie la chiropraxie comme si c’était la révélation de l’année. Vous savez ce qu’il y a derrière tout ça ? Les lobbies. Les grosses boîtes de soins alternatifs qui financent des études bidon. Les mutuelles qui remboursent pour faire du chiffre. Et vous, vous vous laissez embobiner comme des pigeons. La vérité ? Votre tendon, il a besoin de repos, pas de « mobilisations ». Et si vous avez pris des fluoroquinolones, vous êtes déjà dans le danger. Et vous parlez de « plan d’action » ? C’est un piège marketing. Fuyez. Fuyez tout ça.

    septembre 11, 2025 AT 07:40
  • Christine Schuster

    Christine Schuster

    Je suis une ancienne coureuse avec une tendinite chronique. J’ai tout essayé. La kiné, l’ostéo, les ondes de choc, les infiltrations. Ce qui a vraiment changé la donne, c’est d’avoir trouvé un praticien qui m’a appris à écouter mon corps. Pas qui m’a fait craquer, mais qui m’a donné un plan simple. Et surtout, il m’a dit : « Tu ne dois pas courir pour guérir, tu dois guérir pour courir. » J’ai repris à 3 km, puis 5, puis 10. Aujourd’hui, je fais des semi. C’est pas magique. C’est juste bien fait.

    septembre 12, 2025 AT 17:19
  • Olivier Rault

    Olivier Rault

    Je suis allé voir un chiropracteur après une tendinite au coude. Il m’a fait un petit ajustement, puis il m’a donné un PDF avec 5 exercices. J’ai fait les exercices. J’ai pas fait les séances suivantes. Et j’ai guéri. Donc oui, la manip’ a aidé un peu… mais c’est les exercices qui ont fait le boulot. Faut pas confondre le cadeau avec le cadeau emballé.

    septembre 13, 2025 AT 12:07
  • Xandrine Van der Poten

    Xandrine Van der Poten

    Je trouve que ce post est très clair et bien structuré. Je suis belge et je vois ici des choses que je ne vois pas souvent chez nous. Ici, on dit toujours « va voir l’ostéo » et c’est tout. Personne ne parle de charge progressive. C’est triste. Merci pour cette clarté.

    septembre 14, 2025 AT 06:56
  • manon bernard

    manon bernard

    Je suis prof de sport et je dis à mes élèves : si tu as mal, arrête pas, mais change la manière de faire. Le tendon, c’est comme un câble : trop de tension, il casse. Trop peu, il s’affaiblit. Le bon équilibre, c’est pas dans la douleur, c’est dans la régularité. Ce post, c’est exactement ce que je dis depuis 10 ans. Bravo.

    septembre 16, 2025 AT 03:07
  • Mathieu Le Du

    Mathieu Le Du

    Vous êtes tous naïfs. La chiropraxie, c’est une arnaque. Les études que vous citez ? Elles sont financées par des associations de chiropracteurs. Et puis, pourquoi est-ce que la Sécurité sociale ne rembourse pas ? Parce que ça ne marche pas. Point. Les exercices, ok. Mais les manipulations ? Non. C’est du spectacle pour gens qui veulent croire.

    septembre 17, 2025 AT 20:41
  • Alain Millot

    Alain Millot

    Il convient de souligner que la pertinence clinique des interventions manuelles dans le cadre des tendinopathies chroniques demeure sujette à débat, en raison de la faible qualité méthodologique des essais randomisés contrôlés disponibles. L’effet placebo, bien qu’indéniablement présent, ne saurait être confondu avec une efficacité thérapeutique objective. La charge progressive demeure l’unique intervention fondée sur des preuves de niveau I.

    septembre 19, 2025 AT 05:38
  • Marcel Albsmeier

    Marcel Albsmeier

    Je suis allé chez un chiropracteur parce que j’étais à deux doigts de tout lâcher. Il m’a fait un petit « crac » sur la hanche et m’a dit « tu vas mieux, non ? ». J’ai dit oui parce que j’avais envie de croire. Et puis j’ai fait les exercices à la maison. J’ai pas fait les 4 séances suivantes. Et j’ai guéri. Donc non, il a rien fait. Mais j’ai aimé qu’il me parle comme un humain. Parfois, c’est ça qu’il faut. Pas la manip, juste la parole.

    septembre 20, 2025 AT 01:04
  • Christianne Lauber

    Christianne Lauber

    Et si je vous disais que tout ça, c’est une manipulation des médias pour vous faire payer des séances ? Que les médecins ont peur de la chiropraxie parce qu’elle leur vole des patients ? Que les mutuelles paient pour que vous croyiez que c’est efficace ? Que la vérité, c’est que la tendinite, c’est un signal du système qui veut vous dire : arrête de courir, arrête de t’entraîner, tu es en train de te détruire ? Et que vous, vous préférez croire en un craquement magique plutôt que d’arrêter de vivre comme un robot ?

    septembre 21, 2025 AT 14:45
  • Melting'Potes Melting'Potes

    Melting'Potes Melting'Potes

    Les données de la JOSPT sont biaisées par un sampling non représentatif des populations non-athlètes. L’effet de la manipulation est statistiquement non significatif dans les cohortes âgées de plus de 50 ans, et la corrélation avec la réduction de la douleur est confondue par la variable placebo. De plus, l’IASTM est un terme marketing inventé par des marketeurs pour vendre des rouleaux en silicone. Il n’existe aucune preuve de son efficacité au-delà de la pression tactile. Votre « plan d’action » est une illusion de contrôle.

    septembre 21, 2025 AT 21:11
  • Christophe Farangse

    Christophe Farangse

    Je suis un ancien footballeur, j’ai eu une tendinite au genou. J’ai fait les exercices, j’ai eu 3 séances chez un ostéo, et j’ai guéri. Je ne sais pas ce que c’est la chiropraxie, mais j’ai fait ce qu’on m’a dit de faire. Pas plus. Pas moins. Et ça a marché. Parfois, c’est juste ça.

    septembre 23, 2025 AT 16:10
  • Marcel Schreutelkamp

    Marcel Schreutelkamp

    Mon père a eu une tendinite à l’épaule. Il a fait les isométriques, il a changé sa façon de porter les sacs, il a dormi plus, il a mangé plus de protéines. Et il a guéri. Il n’est jamais allé chez un chiropracteur. Il a juste écouté son corps. Et il a été patient. C’est ça, la vraie guérison. Pas les craquements. Pas les séances. Juste le temps et le respect.

    septembre 25, 2025 AT 13:34
  • LAURENT FERRIER

    LAURENT FERRIER

    Vous savez ce qui est vraiment effrayant ? C’est que vous croyez encore que vous pouvez « guérir » une tendinite. La vérité, c’est que vous ne faites que la retarder. Votre tendon, il est foutu. Tous les tendons le sont, un jour. Vous ne faites que jouer avec le temps. Et ce post ? C’est une illusion de contrôle. Une drogue douce pour ceux qui refusent de vieillir.

    septembre 25, 2025 AT 17:53
  • Forrest Lapierre

    Forrest Lapierre

    Je suis allé voir un chiropracteur parce que j’avais lu qu’il fallait « rééquilibrer la chaîne cinétique ». J’ai payé 80€. Il m’a fait un « crac » sur le dos et m’a dit que j’avais une « blocage de la 12e dorsale ». Je suis rentré chez moi, j’ai regardé sur Google, et j’ai vu que c’était un truc inventé en 1998 par un gars qui vendait des livres. Je me suis dit : j’ai perdu 80€ pour une histoire de cartes de tarot. Je suis allé chez un kiné. Il m’a donné 3 exercices. J’ai fait les exercices. J’ai guéri. La chiropraxie ? C’est un culte. Et vous, vous êtes les disciples.

    septembre 26, 2025 AT 01:31
  • Nathalie Rodriguez

    Nathalie Rodriguez

    Donc pour résumer : on paye 70€ pour qu’un gars nous fasse craquer la colonne, puis on fait les exercices qu’il nous donne… mais en fait, c’est les exercices qui marchent. Donc on aurait pu juste lire un post sur Reddit et faire les exercices tout seul. Et économiser 70€. Et la vie continue.

    septembre 27, 2025 AT 18:03

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